Non, non, ne vous y trompez pas, le blanc dans le fond, ce n’est pas de la neige, sont des cendres ! En fait, les agriculteurs viennent de bruler tout un champ pour pouvoir y cultiver le riz.
La culture sur brûlis…
Ses bienfaits sur l’environnement et l’agriculture sont souvent contrastés. A l’image des réflexions de mon chauffeur : sur la photo ci-dessus, dans un paysage de montagne, il déclare avec le sourire « ah ! Un bon champ de riz ! »
Par contre, en plaine, sur un champ de riz en préparation : « quel horreur, c’est de la déforestation ! »
La différence ?
Pas évident… en fait, la première photo est faite en montagne. Elle rappelle donc à mon chauffeur sa région d’origine : la forêt. Là-bas, dans les montagnes et dans la forêt, on sème traditionnellement le riz après avoir brûler le sol.
Par contre, mon chauffeur ne vient pas de la plaine. S’il voit un feu en plaine, il associe cette image aux campagnes de sensibilisation de lutte contre la déforestation. Il considère alors cette pratique agricole mauvaise.
Bien ou pas bien, je laisse les scientifiques y répondre. La réponse est complexe, elle dépend du climat et des pratiques culturales.
En tout cas, on en a vu beaucoup. Les agriculteurs brulent l’herbe sèche pour préparer leur champ de riz ou de maïs. Les éleveurs brulent ces mêmes herbes pour provoquer la montée de jeunes pousses pour leur bétail.
Ce qui me surprend toujours, c’est la maitrise des agriculteurs ou des éleveurs de ces feux : l’herbe est tellement sèche qu’elle pourrait tout embraser, mais non, les éleveurs ou agriculteurs arrivent à la contrôler et à l’éteindre. Il doit bien y avoir des accidents de temps en temps, mais vu la quantité de feux, c’est impressionnant.
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